Littérature enfantine

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Tag - Stéphanie Demasse-Pottier

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vendredi, septembre 22 2017

Tant pis pour la pluie!

tant_pis_pour_la_pluie_litterature_enfantine.jpegTant pis pour la pluie! Stéphanie Demasse-Pottier, Lucia Calfapietra, Grasset jeunesse, 14€90

"Tombe, tombe, tombe la pluie... Aujourd'hui, on s'ennuie."

Un petit garçon, une petite fille et un chien attendent que le temps s'améliore. Ça sent le dimanche matin qui traine en longueur. Dehors pourtant, il se passe plein de choses. Des choses minuscules d'abord: la bergeronnette qui se réfugie sous une feuille, l'escargot bien sûr, qui grimpe le long du mur. Dedans, on s'occupe comme on peut.

Dedans, c'est l'attente. La petite comptine lancinante de la pluie rythme le texte. Dehors il n'y a pas que des animaux, il y a des enfants qui ont le droit, eux, de s'amuser sous l'eau. L'intérieur semble d'autant plus monotone. Quelques caresses pour le chien, quelques graines de nourriture pour le poisson rouge, c'est bien mignon mais ça n'occupe pas toute une journée ça.

Les pages qui représentent l'extérieur sont de plus en plus nombreuses, comme pour montrer que c'est là que ça se passe.

Et puis finalement maman capitule. Allez cirés, bottes et tout le monde dehors. Enfin!

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vendredi, septembre 15 2017

Louise

louise.jpgLouise, Stéphanie Demasse-Pottier, Magali Dulain, l'étagère du bas, 12€80

Côté pile, Louise est fière et forte, comme une petite guerrière. Elle nous regarde bien en face, sur la page de droite de l'album.
Mais dès la page suivante on rencontre son côté face. La voilà de dos et le texte, en vis-à-vis, nous confie le décalage entre son apparence et ce qu'elle est vraiment. Il y a ce qu'elle montre, et ce qu'elle est. La force et la fragilité.

Je me demande bien quel âge elle a cette petite Louise. Sa situation m'évoque tellement l'adolescence! Ce tiraillement entre l'image que l'on renvoie et la façon dont on se perçoit, le désir de fuite et les larmes cachées, tout cela me semble correspondre parfaitement au tempérament des collégiens.

Mais elle pourrait être bien plus jeune aussi, quel enfant n'a jamais ravalé ses larmes pour se montrer plus fort qu'il ne l'est?

Quoi qu'il en soit, son mal être est perceptible et il prend forme à travers les images au large trait noir, très expressives.

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