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mercredi, janvier 24 2018

Cavale

Cavale, Stéphane Servant, Rebecca Dautremer, Didier jeunesse, 20€

Au moment d'écrire mon billet sur cet album, je repense aux dix droits du lecteur, dont je vous parlais la semaine dernière.

Et plus particulièrement au dernier, le droit de se taire. Ce livre, je l'ai depuis plusieurs semaines, je le lis beaucoup et, foncièrement, je n'ai pas envie de le commenter.

Quand je lis un livre à un enfant, souvent je rêve de savoir ce qu'il en pense, j'ai envie de savoir comment cette histoire à raisonné en lui, comment il l'interprète. J'ai envie de savoir si cette lecture fera de lui un enfant un peu différent de ce qu'il était avant.
Parfois, les bambins me font un beau cadeau, ils me disent ce qu'il en est. Mais, la plupart du temps, ils restent silencieux. Et je ne les interroge pas, je respecte bien trop le droit de se taire. La lecture est une expérience de l'intime, l'effet que produit le livre sur les enfants leur appartient, ça ne me regarde pas, je n'ai plus qu'à gérer cette frustration, ça fait partie du boulot.

Alors pourquoi moi je suis obligée d'en parler, hein? Moi aussi j'ai fait une expérience intime à la lecture de cet album, il a sucité en moi des émotions, des réflexions que j'ai bien envie de garder pour moi.

Mais voilà, en tant que blogueuse, comme en tant que formatrice en littérature enfantine, il faut bien que je le commente un minimum. Je ne peux pas me contenter de dire il est super, achetez-le, lisez-le, et voilà.

C'est qu'on attend de moi un minimum d'analyse, se contenter de dire qu'on l'a aimé c'est bien gentil mais ce n'est pas digne d'une critique qui se veut un peu professionnelle. Bon. Alors c'est parti, je me prête au jeu du commentaire de texte, de l'analyse de l'image, du décorticage de l'oeuvre. Mais, autant vous le dire tout de suite, tout cela ne reflétera en rien les qualités de l'album, cette chronique est vouée à être décevante. Pour moi au moins.

 

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