Littérature enfantine

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Tag - Grasset jeunesse

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jeudi, juin 2 2016

Si j'avais une girafe

si_j__avais_une_girafe_shel_silverstein.jpegSi j'avais une girafe, Shel Silverstein, Grasset jeunesse, 16€90

Les enfants, c'est bien connu, faut toujours que ça exagère. Et Shel Silverstein, c'est bien connu, c'est un grand enfant. Il navigue dans la démesure enfantine comme un poisson dans l'eau.

Tenez, par exemple, si il se voit en possession d'une girafe il ne s'en contente pas, il accumule les idées loufoques et imagine les situations les plus improbables.

Pourtant, les choses commencent très sobrement. "Si j'avais une girafe..." dit le texte, alors que sur la page blanche un enfant dessiné au simple trait noir possède déjà l'animal. Ça doit être cette page blanche justement qui a stimulé l'auteur. Une grande page toute blanche comme ça, forcément, ça donne envie. Il faut bien investir l'espace. Alors l'enfant étire l'animal, jusqu'à lui faire occuper la double page. Le voilà doté d'une girafe et demie, ce qui le met déjà dans une situation inconfortable (vous avez déjà essayé de tenir en laisse une girafe et demie?)

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samedi, octobre 17 2015

Mon oiseau

mon_oiseau.jpegMon oiseau Christian Demilly, Marlène Astrie, Grasset jeunesse

En faisant le portrait de "son" oiseau, le narrateur montre surtout la relation d'amitié qui les unit. Les illustrations, belles et délicates, sont centrées sur l'oiseau montré dans son environnement. Mais il se définit en partie par son rapport à l'autre: "Parfois, mon oiseau est triste, mais ce n'est jamais pour longtemps, parce qu'il sait que ça me rendrait triste et ça, mon oiseau n'aime pas".

L'oiseau a été recueillit alors qu'il s'était blessé. Le narrateur (un enfant probablement, mais le doute subsiste) a pris soin de lui. Mais il n'a jamais été question d'une cage ni d'être son maître. "Je ne sais pas s'il avait besoin de moi ou de manger, mais ce n'est pas tellement important, c'est pareil". 

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samedi, juillet 25 2015

Tom et Théo

tom_et_Theo.jpgTom et Théo Veronika Marék, Grasset jeunesse 

Théo, le grand blond et Tom, le plus jeune, sont deux frères. Tout au long de l'année, on les voit jouer, interagir, se chamailler aussi un peu. Dans leur quotidien à la maison ou à l'extérieur on croise d'autres enfants, un chien, quelques bonhommes de neige, beaucoup de peluches et autres jouets, mais jamais d'adultes. Sur chaque double page se déroule une saynète, avec à gauche le texte (entièrement dialogué) et les images à droite, façon bande dessinée.

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mardi, juin 16 2015

Lettre à mon cher petit frère qui n'est pas encore né

lettres_a_mon_cher_petit_frere.jpgLettre à mon cher petit frère qui n'est pas encore né Frédéric Kessler, Alain Pilon, Grasset jeunesse
13€90

Contrairement à ce qu'indique le titre, c'est d'abord le petit frère qui créé le lien. Il envoie une missive à son aîné, rédigée avec toute la déférence que doit un petit être naïf et qui n'a encore rien vécu face à un grand frère qui connaît déjà la vie. 

La réponse est... Plutôt froide. A l'opposé de la douce vie que connaît le bébé dans le ventre de la mère, le grand se plaint du froid et surtout de ne pas avoir le droit de manger quand il veut. L'image pourtant semble démentir ses propos, puisqu'en le voyant juché sur une chaise pour se faire une tartine, on se doute qu'il n'a pas vraiment demandé l'autorisation.

L'échange se poursuit, une lettre sur chaque page de gauche, à droite alternent des images sur fond noir, qui montrent le petit frère nu et fragile et des images sur fond pastel de l’aîné dans son environnement.

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jeudi, juin 4 2015

Un pommier dans le ventre.

un_pommier_dans_le_ventre.jpgUn pommier dans le ventre. Simon Boulerice, Gérard Dubois, Grasset jeunesse

Quand j'ai lu cet album pour la première fois, je suis retombée en enfance. Pas à cause des garçons en culottes courtes ou des images so vintages qui évoquent les bons points et autres images de prix d'excellence. Non, tout cela n'évoque pas mon enfance mais plutôt celles de mes parents.

Non, ce qui m'a ainsi transporté dans ma prime jeunesse, ce sont les différents sentiments que le jeune  héros de cet album, Raphaël, éprouve. Il passe de l'insouciance à la terreur réelle, elle qui est intériorisée et qui paralyse au point qu'on n'ose pas l'aborder avec les adultes. Ce genre de peurs enfantines qu'on garde pour soi et dont on n'arrive pas à se débarrasser justement parce qu'on les tait.

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