Le désarroi de la fillette est alors aussi palpable que sa joie de vivre dans les pages précédentes. L'absence de Chou laisse un grand vide dans la maison, qui n'est plus représentée que par une silhouette vide.

La fillette traine son chagrin dans tout le quartier, que maman recouvre d'affichettes à l'effigie de la peluche.

Mais un jour, C'est par téléphone qu'arrivent les nouvelles. Chou serait chez cousin Bernard, qui habite à l'étranger. Logique en fait, puisque c'est là-bas qu'il a été acheté, il devait avoir le mail du pays, et puisqu'il a fait le voyage dans un sens, il saura bien revenir vers sa petite maitresse.

Ah, comme il est difficile de faire son deuil du doudou adoré! Et qu'il est bon de le retrouver, quand il n'est qu'égaré!

Les enfants se sentent généralement sécurisés par cette histoire à la fin heureuse. La plupart prennent l'histoire au pied de la lettre, Chou est parti, par ses propres moyens, puis il est revenu. Mais certains, parfois, ont un petit doute. Voyons voyons, il y a un truc qui cloche, c'est un membre de la famille, certes, mais c'est tout de même une peluche, comment a-t-il fait?
Ils sont alors dans la même posture que quand ils ont déjà compris que ce sont les parents qui offrent les cadeaux mais qu'ils ont choisi tout de même de continuer à croire au père noël. Ils se font les complices du livre pour maintenir une illusion qui leur plait finalement plus que le réalisme. Au besoin, ils trouvent des explications eux même (une fillette m'a expliqué que Chou était revenu par la poste parce que le voyage à l'aller l'avait trop fatigué pour qu'il rentre à pied).

L'album laisse toute la liberté d'interprétation et les enfants sont libres d'en changer au fil des lectures.