Elle à toujours un sacré caractère Trixie, elle traîne littéralement son père vers l'école, son doudou dans les bras, impatiente de rencontrer de nouveaux enfants mais aussi (et surtout) de leur présenter son guili lapin.
Mais très vite elle déchante, là, devant elle il y a... Sonia. Et son doudou tout pareil à guili lapin.

Si vous aussi vous avez un enfant qui s'accroche à une vieille peluche toute pouilleuse (ça c'est pour ma mouflette, Guili lapin, lui, est propre sur lui ) vous savez à quel point le caractère unique de la chose à de l'importance pour le mouflet, n'est ce pas?

C'est donc tout naturellement que l'auteur a traité le thème avec une forte intensité dramatique.

L'histoire est servie par un super travail d'illustration, on retrouve les photos mais cette fois on n'est plus dans le sépia mais dans le noir et blanc, ce qui nous indique déjà qu'on est dans le registre du polar.

La mise en page évoque aussi clairement le montage de film, on a l'impression de voir les mouvements de caméra, les gros plans, les travellings. 

Et on retrouve l'humour très visuel de Mo Willem, on se reconnaît dans la tête du père, on s'amuse de voir Trixie "chipoter son repas, dévorer son dessert", on s'inquiète presque avec eux de la perte du doudou.

Dans cet album, tout est réussit, sur la page de titre on se régale déjà avec les photos de familles, celles du premier épisode et la nouvelle, qui permet eu jeune lecteur d'anticiper sur l'histoire qu'il va lire.

diaspora*