Mais en haut de l'échelle, le héros de cette histoire ne voit aucune vieillerie. C'est son enfance qui est reléguée là. Chaque objet fait revivre sous ses yeux le fantôme de l'enfant qu'il a été. vide-grenier_interieur.jpg

Avec son double en culotte courte, qui apparaît soudain dans un rayon de lumière, il se remémore tous ces instants heureux: les descentes vertigineuses en luge, le circuit de train grandiose, les sauts sur le trampoline. Il en perd le sens de la réalité pour plonger dans le principe de plaisir. Seul le chat roux est le témoin muet et discret de cette retombée en enfance.

La mauvaise foi si touchante qu'on devinait chez notre héros dès la première page (qui affirmait ne pas voir du tout de quelle vieilleries il s'agissait), qui s'est vue confirmée par la suite (par exemple lorsqu'il se demande comment donc son tambour, avec le quel il cassait les oreilles de ses parents, avait bien pu disparaître, ou encore lorsqu'il se souvient d'avoir pêché un énorme poisson mais ne voit vraiment pas par quel mystère le dit poisson n'a en fait jamais fini dans sa besace), donne lieux à une chute délicieuse, tant on se reconnaît dans le personnage.

Qui n'a jamais ressenti ce pincement de nostalgie à l'idée de se débarrasser d'un vieux jouet? Les enfants, en tout cas connaissent bien se sentiment, même les plus jeunes ont déjà eut le cafard à l'idée d'un jouet perdu. 

Un album qui a été apprécié aussi aux pays des merveilles
et dans le tiroir à histoires