Une_histoire_qui_bachelet_interieur_1.jpegPour ce faire, il utilise les ressorts qui ont déjà fait leurs preuves avec les minus: Répétitions, musicalité du texte, indices qui permettent d'anticiper sur la suite du récit, quelques références à leur univers et une touche d'humour et de loufoquerie juste bien dosée.

Les ingrédients sont là, et comme Gilles Bachelet a aussi du talent, l'alchimie fonctionne à merveille.

La structure est la même sur chaque double page: Un adulte lit à un enfant et à son doudou. Pas n'importe quelle histoire, une histoire qui fait échos aux protagonistes (Uns histoire qui fait fondre pour les phoques, une histoire qui voyage pour les cigognes etc). Comme pour souligner que chaque parent sait exactement ce dont son petit à besoin.

Quand on tourne la page, nouveau tableau, le doudou de la page précédente est devenu l'enfant qui écoute l'histoire. Ainsi, à la façon d'un jeu de domino, chaque page annonce la suivante.

Sur l'image, on remarque aussi à chaque page un jouet, jamais mentionné par le texte. Bien sûr, chaque jouet à lui aussi des caractéristiques en lien avec les personnages. 

La position des mots, la mise en scène du livre sur la page de gauche, les petits plus dans l'image principale, tout est pensé et tout fait sens pour l'enfant même très jeune. Ils trouvent très rapidement des repères dans cet album qui peut vite devenir un véritable doudou pour eux.

Les pages de garde permettent de récapituler tout l'album d'ailleurs j'ai vu un petit garçon le réciter par coeur en s'aidant uniquement des vignettes des pages de garde pour se remémorer l'ordre des tableaux.

diaspora*