tout_autour_Ilya_Green.jpgLes images d'Ilya Green, qui sont toujours magnifiques, se déploient ici sur un grand format à l'italienne, au papier épais, elles sont même rehaussées d'or sur la couverture.

On prend un grand plaisir à feuilleter le livre, à le toucher. La rondeur enfantine des visages, la tendresse des regards, la nature luxurieuse, chaleureuse, lumineuse, tout dans l'image rassure le jeune lecteur, lui permet de poursuivre sereinement la lecture même dans les moments les plus difficiles pour la jeune héroïne. 

L'intimité offerte ici par Ilya Green rend cet album très touchant.

Mais je crois que c'est aussi à cause de cette grande part d'intime que je ne suis pas totalement à l'aise avec cet album. Le texte, pourtant poétique et métaphorique, ne m'a pas emportée. Si j'ai plongé avec délice dans les images, je suis en revanche restée en périphérie de l'histoire, c'est de loin que j'ai accompagnée cette fillette (qui pourtant parle à la première personne) sur son chemin de deuil. Je me suis même surprise à le lire à voix haute tout en pensant à un autre album d'Ilya Green, Mon arbre, auquel il fait clairement écho (et qu'il éclaire d'un jour nouveau)

Les enfants à qui j'ai lu cet album, eux, sont tous allés jusqu'au bout de l'histoire, preuve qu'ils ont adhéré, sans quoi ils ne se seraient pas embarrassés de politesse, ils auraient fermé le livre pour passer à autre chose (oui, ils ont le droit et ils le savent).

Un album lu aussi par Pépita et L'atelier des merveilles

diaspora*