Le ver en surgit, se gonfle et lance un GRRR colérique. C'est au tour de l'oiseau de sursauter (et, avec lui, de l'enfant à qui on lit l'album, qui fait son délice de cette surprise)

C'est que c'est énervant, ce ver qui passe d'un trou à l'autre sans arrêt. Pas moyen de mettre la patte dessus. Intense réflexion dans la tête du piaf, qui comprend qu'avec ces trous communicants, il n'est pas près de croquer sa proie. Mais il a une idée.

Avec quelques onomatopées pour seul texte et le orange pour unique couleur, Olivier Douzou raconte une fable dans la quelle la proie se joue du prédateur, dans la continuité de celles de La Fontaine.

La force de cet album tiens dans la qualité du trait, les protagonistes sont réellement expressifs. Les enfants lisent leurs émotions aussi sûrement si ce n'est plus que si le texte les décrivait. Et bien sûr, l'étonnement est au rendez-vous au fil des pages, jusqu'à la chute.

diaspora*