SAUVAGES_INT_EXE.inddAu début, je pensais que l'artiste avait soufflé la peinture ou un truc comme ça. En fait, il a tout simplement appliqué l'encre sur du papier humide. Une technique sans doute bien connue des enseignants de maternelles. Mais, qui pourrait imaginer que, pleinement maîtrisée, elle donnerait un tel résultat? 

Au premier regard, on a l'impression qu'on identifie l'animal dans un dessin abstrait, comme si on décryptait un teste de Rorchach, ou comme quand on se laisse aller à imaginer des formes dans les volutes de la goutte de lait dans le café (quoi, vous ne faites pas ça le matin vous?).
Mais les images s'imposent, évidentes et la table des matières en début du livre devient inutile, on reconnaît immédiatement chaque animal. Un flou apparent qui cache un contrôle total du trait. 

Dans l'album, mon coup de cœur va à l'écureuil. Et dans les autres œuvres de l'artiste, je craque sur le petit ver que vous pouvez voir sur son site. 

diaspora*