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La voilà adoptée par un psychiatre et sa femme (on pense bien évidemment à Victor). Mais, nom d'un petit bonhomme, que les humains sont bizarres! A travers les yeux de la fillette, ils font vraiment les choses n'importe comment. Leur façon de manger, de jouer et de parler est tellement différente de tout ce qu'elle connaissait jusque là et qui lui semblait tellement normal. L'auteure, en adoptant le point de vue de la fillette montre un monde dit "civilisé" totalement absurde alors que le monde sauvage semble tellement cohérent.

Au bonheur parfait de sa vie en forêt correspond un grand malheur dans la demeure des humains. La symétrie de la situation est accentuée par le texte.sauvage_interieur.jpg

Mais nous sommes dans un album pour enfant, ce monde formidable où tout finit bien. La toute dernière phrase résume parfaitement la poésie et la délicatesse de tout l'album et laisse au lecteur un grand sentiment d'apaisement.

Apprécié aussi et chez Judith et Sophie et dans Le tiroir à histoires