Et, à travers la ville, c'est la société de consommation qui est montrée comme prédatrice, qui entrave la liberté et prive Rouge de sa capacité de penser.

Le récit se tisse beaucoup par les images. Ce sont elles qui racontent la froideur de l'environnement, l'indifférence coupable des passants, la force hypnotique du marketing.

Le pelage, la queue ou le regard du loup y sont omniprésents, en échos aux images publicitaires.

On ressent très vite de malaise de Rouge, sa perte de repère. Et on partage son soulagement quand, aidé par son chien, elle finit par dépasser cette épreuve et que sa grand-mère lui démontre que la ville peut aussi être un espace d'épanouissement.

Un album étonnant et fort, lu aussi dans l'atelier de coeur