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Quand j'étais petite, je me souviens de longs après midi où l'ennui précédait le jeu. Maintenant que je suis une grande personne, je ne m'ennuie plus. Et ça me manque. Il y a quelque chose de très spécifique à l'ennui enfantin: Un soupçon de mauvaise foi et une grande complaisance de l'enfant lui même, qui s'en plaint et s'y vautre à la fois.

Claude K. Dubois a parfaitement capté ça. Les petits poussins ne se contentent pas de subir l'ennui, ils le démontrent, ils l'incarnent, ils en font des tonnes. Ils arriveraient même presque à culpabiliser le papa, qui a pourtant autre chose à faire (étendre le linge en l'occurrence). Ils sont attendrissants en diable et agaçant tout plein à la fois. Des gosses, quoi.

Je suis toujours charmée par le coup de crayon de Claude K. Dubois. Les petites bouilles esquissées et expressives de ses personnages sont très évocatrices.

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diaspora*