Les mots qu'elle utilise sont simples et justes et prennent tout leur sens grâce aux illustrations. on peut imaginer que chaque phrase prononcées par la mère se réfère à un souvenir commun qui inscrit Archibald dans l'histoire familiale.

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"Je t'aime quand tu le vois, et aussi quand tu ne le vois pas". En vis-à-vis, une image de la mère qui offre une barbe-à-papa à son fils et une autre qui la montre, ramassant les morceaux d'un vase cassé alors qu'à l'avant plan, Archibald affiche un air coupable. Cette très rassurante affirmation sera répétée à chaque page: dans la complicité, dans les jeux, dans le conflit, dans les rêveries ou dans la réalité, une chose demeure, immuable, l'amour maternel. Cet amour qui est offert, évident et qui ne demande aucune contre-partie.

Dans cet album, les images n'illustrent pas, elles racontent. A chaque page, elles permettent à l'enfant de comprendre le texte. Leur grande douceur fait échos à la bienveillance sans faille de la mère. Avec une palette de couleurs restreinte et le blanc qui domine, elles montrent avec une grande évidence ce que le texte peinerait à décrire. Il y a plusieurs façons d'être contre sa mère, et aucune d'elles n'entame l'amour. Quel joli message à offrir à un enfant. Je ne doute pas que le petit Archibald dorme bien après une telle déclaration, en tout cas, cet album a apporté une grande sérénité aux enfants aux-quels je l'ai lu.

A retrouver aussi dans le tiroir à histoires.

diaspora*