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Alors d'accord, un ruban c'est juste un ruban, mais un truc en plus, c'est un truc en plus et ça, c'est trop.

Alors la cadette protège son intimité, elle établit une frontière au milieu de la chambre commune et y suspend ses dessins en guise de rideau. Tiens, ces dessins d'enfant, on les a déjà vus sur la page de garde d'ailleurs...
Le summum du comble de l'exagération de l'injuste est atteint quand la grande reçoit un chien en cadeau. Là, croyez moi, les enfants réagissent vivement "c'est vraiment trop injuste"

Mais à y regarder de plus près, la narratrice semble se satisfaire de son cadeau: Une grande boite de couleurs. Qui suscite d'ailleurs un regard de convoitise de la part de sa sœur.

C'est vrai qu'elle aime beaucoup dessiner. Et qu'elle est douée, d'ailleurs sa frangine aimerait bien l'être autant. Et voilà que la relation s'inverse, c'est au tour de la cadette d'être jalousée.

Avec beaucoup de tendresse, un texte très court et des images très parlantes, cet album sonne juste. A sa lecture, les enfants s'indignent du sort réservé à l'une ou l'autre, compatissent, trouvent parfois qu'elles exagèrent tout de même.

Si l'identification fonctionne à plein régime, ce livre peut aussi bien sûr être lu à des enfants uniques, une petite fille de 6 ans m'a d'ailleurs fait remarquer qu'elle était bien contente de ne pas avoir ce genre de problème, elle.