Les rues que traversent les protagonistes, bleues et blanches, évoquent volontiers le bord de mer (pour moi c'est la Grèce, mais chacun peut y projeter ses propres souvenirs de vacances) et on n'est pas surpris de découvrir que le rendez-vous aura lieu au bord de l'eau.

Après vu d'en haut, Marie Poirier explore un nouveau point de vue qui, une fois de plus, met en jeu la capacité de lecture de l'image des enfants. Ils savent bien que les personnages ont un visage, un regard (on aperçoit furtivement celui du chat dans un miroir) et s'en font probablement une image mentale. A la fin de l'album, ils sont généralement très satisfaits quand, enfin, des personnages leur font face (je vous laisse découvrir les quels).

Comme souvent les albums sans paroles, ce livre grade quelques mystères pour lui, ce qui permet aux enfants de s'interroger et de laisser libre cour à leur imagination pour compléter l'histoire.

Mais les plus jeunes peuvent aussi prendre plaisir à contempler les images, peut-être même sans chercher un récit dans la succession de tableaux qui suffisent à les émerveiller.