le_premier_camping_de_nao_interieur1.jpgEt les voilà partis. L'image en noir et blanc, rehaussé uniquement d'aplats jaunes est lumineuse. Elle montre une petite Nao bien courageuse, qui porte son gros sans sans rechigner, cache ses larmes quand elle tombe dans la rivière et aide à faire cuire le riz. 

Puis vient le soir et avec lui la couleur rouge du coucher de soleil et de la pastèque qu'on dévore. Le bleu de la nuit va lui succéder.

C'est difficile tout de même, pour Nao, d'être la plus petite au milieu des grands. Elle lève le nez trop tard pour apercevoir l'étoile filante et elle est la seule à ne pas lâcher la main de Tomoko dans le noir. Elle tremble en écoutant l'histoire-qui-fait-peur. Et quand tout le monde dort et qu'elle doit aller faire pipi toute seule dehors, elle doit vraiment faire appel à tout son courage. le_premier_camping_de_Nao_interieur_2.jpg

Avec persévérance et une bonne dose de confiance en elle, Nao va vivre les différentes étapes de cette aventure joyeusement. 

Le format et la longueur de l'histoire font de cet album une parfaite première lecture. Aller camper pour la première fois, vivre en groupe, c'est d'ailleurs un apprentissage, tout comme la lecture.

Les plus jeunes auront eux aussi un grand plaisir à écouter cette histoire pleine de charme, surtout s'il leur est déjà arrivé de se sentir tout petit entouré de plus grands.

Quant à moi, je suis toujours très heureuse quand un enfant le choisit, c'est un album dont je ne me lasse pas. Le_premier_camping_de_Nao_interieur3.jpeg

Mon seul petit regret c'est que tous les prénoms des enfants ont été coupés (pas seulement celui de Nahotchan) dans cette nouvelle traduction (qui par ailleurs est très bonne)

diaspora*