Des histoires noires mais pas sombres, pour un album étonnant, à la fois rugueux comme la pierre, et poétique comme peuvent l'être les mots de Carl Norac.

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Les images d'Emmanuelle Eeckhout raisonnent parfaitement avec le texte, elles sont minérales et chaleureuses à la fois, seules quelques touches de jaune, presque doré et de rouge/rose viennent égayer les nuances de gris. Voilà qui permet d'être dans la douceur sans jamais frôler la mièvrerie. 

Au delà du moment du soir entre la mère et sa fille, on devine aussi la relation au père, ce père qui probablement fait les 3/8 au fond et qui ce soir remonte alors que son enfant est déjà presque endormie, juste à temps pour le bisou qui sent bon le savon noir.