la_vague_interieur1.jpgDans un format à l'italienne, bien sûr, le format des paysages et de la ligne d'horizon, l'auteure donne à voir le face à face entre une fillette et la mer. Il y a un jeu qui s'instaure entre elles. C'est à qui fera peur à l'autre, à qui éclaboussera le plus fort, ou c'est un jeu de séduction, d'apprivoisement. La fillette tend la main, la vague la lui lèche. Elles semblent seules au monde dans leur bulle, on n'aperçoit la silhouette maternelle qu'au début et à la fin du livre. Il n'y a guerre que les mouettes qui accompagnent le jeu de l'enfant et la mer. la_vague_interieur2.jpg

Ce matin, un petit garçon de 4 ans a pris ce livre, au milieu de tous ceux que j'avais apporté. Je lui ai proposé qu'on le regarde ensemble et j'ai tourné les pages alors qu'il les regardait longuement. Il ne disait pas un mot, concentré sur le dessin, s'attardant sur chaque page. Puis, quand la vague envahit tout l'espace, que la petite fille disparaît provisoirement de la double page, il a caressé le livre et m'a regardé, incrédule en disant: "c'est tout sec!" 

Je comprends sa surprise, comment se douter quand on est plongé dans ce livre qu'il ne s'agit là que de simples images? la_vague_interieur3.jpg

diaspora*