Au fil du temps, l'enfant grandit et ses désirs grandissent avec lui. L'arbre, toujours, essaye de le satisfaire au mieux. Il lui donne ses branches pour faire une maison, son tronc pour faire un bateau. Il se donne totalement.
C'est un album qu'on ne peut qu'interpréter. On nourrit chaque lecture avec notre propre histoire, nos émotions. Il raisonne en nous, fait échos à nos sentiments. On peut y voir un sacrifice, un don de soi, une allégorie du rapport entre l'homme et la nature ou de la religion.  C'est sans doute pour cette raison qu'il touche particulièrement la sensibilité des adulte. Les enfants, eux, se posent beaucoup moins de questions quand ils écoutent cette histoire. Ils n'y sont pas aussi sensibles que nous. Mais ils ne l'oublient pas. J'ai l'impression qu'ils savent. Ils savent que ce livre raconte plus de choses qu'il n'y parait. Qu'un jour, ils le comprendront différemment. Et moi je suis convaincue que ce type de lecture nourrit durablement leur intelligence, qu'ils pourront y puiser des éléments de réponse aux questions qui surviendront plus tard.

En bonus une vidéo de l'album  animé et lu par l'auteur.
diaspora*