Quoi, tamandua non plus? Bon, ça suffit, vous n'avez qu'à chercher, ou alors vous faites comme les enfants, vous regardez les images pour comprendre à quel animal inconnu se réfère le nom. Après tout, eux ils apprennent très bien comme ça, on doit pouvoir le faire aussi.

Le tamandua, donc, qui a poussé l'ibis, qui a piqué la tête de l'Ocelot, qui est tombé sur le coati. Vous suivez? Et, comme vous commencez à bien connaitre la littérature enfantine, vous avez compris qu'on a affaire à une histoire en randonnée et remonter la chaine des responsabilité en même temps que le tronc de l'arbre.

Au fil des pages on identifie les silouettes qu'on a aperçues sur la première page. Et on finit par atteindre la canopée et par découvrir la cause de tous ces désagréments.

Cette structure narrative fonctionne toujours très bien avec les enfants. La singularité de cet album tient au choix des animaux autant qu'aux très belles illustrations bien reconnaissables d'Emilie Vast.

En fin d'ouvrage, on trouve un portrait des neuf animaux rencontrés dans l'histoire, resitués dans leur écosystème: la forêt tropicale amazonienne, dont la fragilité est évoquée au passage.