La_Traversee_hongfei.jpg

Les images en linogravure, délicates et épurées, complètent et enrichissent le texte. Un élément minuscule, qui serait presque invisible si sa couleur rouge ne contrastait pas tant avec le vert de l'herbe ou le gris de l'éléphant, s'y est glissé. On le suit de page en page, imaginant qu'il sera la clef du dénouement.
Mais non, les autrices jouent la surprise et la chute est improbable.

Si l'on reconnaît dans cet album une structure de conte classique, que l'on peut retrouver dans Le gros navet ou La moufle par exemple, le traitement et l'histoire parallèle, racontée uniquement par l'image, lui donne une originalité certaine.

Le texte est travaillé en rimes et allitérations, il caresse agréablement l'oreille. Et puis il est toujours bon de lire des histoires qui portent des valeurs d'altruisme et de solidarité, de voir des animaux complètement différents s'associer et se montrer solidaires les uns des autres.

diaspora*