Dans l'illustration, on navigue entre l'imagination de l'enfant, et le tigre devient réel, le petit bus se promène sur une vraie route, le pot de miel se retrouve sur une île déserte, et la réalité, où le crocodile est une manique tenue par la maman, les animaux des figurines en plastique. Jusqu'au moment où elles croisent une paire de ciseaux bien réels, et c'en est fini de la guirlande de poupée... Mais il reste toujours quelque chose des bons moments passés, une place attend les poupées disparues dans la mémoire de la fillette. A côté d'autres bons souvenirs, et objets perdus, dont la barrette papillon, mentionnée au début du livre, qu'il m'avait bien semblé voir perdue sur l'édredon.

Et, avec tous ses souvenirs, la fillette va grandir, et elle aura à son tour le plaisir d'apprendre à son enfant à confectionner des guirlandes de papier.

Un joli livre sur le jeu, la perte, la transmission, le souvenir, illustré avec beaucoup de richesse et de douceur.