grododo_escoffier__Kris_Di_Giacomo_1.jpgTAC TAC TAC TAC, le voilà brutalement réveillé. Il est assez mécontent, César, et il le montre avec une fermeté certaine à l'oiseau qui plantait, tranquille, des clous dans les arbres voisins.

Retour à l'intérieur, César reprend son rituel du début: le verre, la table de nuit, les pantoufles, sous le tapis, le doudou, serré bien fort (tiens, remarque ma mouflette, il n'a plus les gros yeux tout noirs quand il serre son doudou, il a même les oreilles en forme de cœur)et il s'endort, sur ses deux oreilles.

CROUNCH, CROUNCH, Crounch, cette fois c'est un écureuil qui boulotte ses noisettes. Furax, le César. Il sort, il pique une gueulante et il reprend tout à zéro. Le verre d'eau, englouti, le doudou, sur la table de nuit, les monstres, pas sous le tapis... Mais c'est qu'il commence à s'embrouiller le pépère.

Si dés le début, on était dans un univers un peu étrange, à chaque répétition, on fait un petit pas de plus vers l'absurde.

Les enfants se marrent de plus en plus et, au fil des lectures, ils découvrent de plus en plus de détails décalés et improbables dans l'image.

Moi j'aime bien les sentiments ambivalents qui provoque ce lapin, tantôt courroucé tantôt tendre.
Un album bien mené, plein d'humour et que j'ai jusqu'ici toujours du lire plusieurs fois d'affilée avant que les enfants n'en soient rassasiés.
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diaspora*