Le personnage principal du livre est le lecteur lui même. Accompagné du narrateur qui lui fait visiter les lieux, il s’immisce dans un château où il n'a pas été invité.

A l'intérieur, tout est démesuré. On navigue entre les pieds de la table imposante, au milieu des reliefs d'un repas gargantuesque: vieux trognons, ossements et "miettes" démesurées.

Mais le géant ne vit pas seul et pour se promener impunément dans son domaine il faut prendre bien garde de ne pas réveiller la souris au ventre énorme, la chatte velue, la poule qui couve.

A chaque fois qu'on quitte une pièce, on s'assure par un jeu de caches à soulever qu'on laisse bien tout le monde endormi. Jusqu'à ce qu'on arrive dans la chambre du géant lui même. Saurons nous rester suffisamment discrets?

Les enfants trouvent un plaisir incroyable à jouer au chat et à la souris avec cet ogre menaçant. Ouvrir et fermer le livre, réveiller le  géant, lui fermer la page au nez, y revenir, quelle jubilation!

Personnellement je trouve que le début du texte gagnerait à être un peu moins long, il est un peu bavard. Mais il faut dire que je ne compte plus le nombre de fois où je l'ai lu. D'autant qu'une lecture suffit rarement. Le livre à peine refermé, le dernier mot à peine prononcé (l'histoire se poursuit jusqu'à la quatrième de couverture) l'enfant en redemande déjà: "encore, encore" et le jeu peut se poursuivre indéfiniment, les enfants se lassent en général bien après les adultes.

diaspora*