Et puis, pas vu pas pris, c'est bien connu. Le petit poisson fanfaronne. JAMAIS il ne se fera prendre, pensez vous, le gros poisson n'a rien vu, il dormait, je vous dis. Et même s'il se réveillait, JAMAIS il ne trouverait le petit poisson, qui s'en va dans une cachette très très sûre. Voilà.

Mais l'image vient immédiatement contredire les paroles du chenapan. L'énorme poisson, d'un calme menaçant, se met en route. Il prend toute la double page et avance d'un air décidé. Plus le petit poisson essaye de se rassurer et de se trouver des excuses, plus l'image montre qu'il est en danger. Le décalage est savoureux pour le lecteur, qui se sent à la fois complice du voleur et du volé, qui se doute bien de la chute mais n'ose y croire. Les enfants se régalent, les adultes s'amusent follement.

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Un album à la morale contestable, comme je les aime!


diaspora*