mercredi, mai 16 2018

la disparition de Chou

La disparition de Chou, Stéphanie Demasse-Pottier, Elodie Perrotin, l'étagère du bas, 14€

Dans la famille de Lola, il y a papa et maman, il y a Bidule, la souris et Minerve, le chat il y a des animaux, en peluche ou en plastique et il y a Chou. Lui, c'est le Koala de Lola, celui qui partage ses peines et ses joies, celui dont elle ne se sépare pas. Il fait partie de sa famille, au point de fêter son anniversaire et d'avoir sa place à table.

Mais un jour, disparu le doudou, envolé le petit koala, impossible de remettre la main dessus. La petite Lola semble inconsolable, dans les bras de sa mère, elle pleure toutes les larmes de son corps, sous le regard compatissant de ses camarades de classe.

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vendredi, mai 11 2018

Trop tôt

Trop tôt, Céline Sorin, Célia Chauffrey, pastel, 12€50

Ceux qui me connaissent un peu ou qui suivent ce blog régulièrement connaissent mon aversion pour les livres "à thèmes". Ces albums qui semblent écrit pour répondre à une demande (du public et/ou de l'éditeur), dont on sait qu'ils vont se vendre parce qu'ils abordent un sujet délicat, qui rassurent les adultes plus qu'ils ne répondent à un besoin des enfants.
C'est que trop souvent, ils relèvent plus de la formule ("tiens, je vais faire un album sur les émotions, c'est à la mode, ça se vendra") que de l'inspiration artistique.

Alors quand un livre aborde un sujet délicat, peu traité en littérature enfantine, sans perdre de ses qualités esthétiques ou littéraire, il est essentiel de le souligner.

Trop tôt raconte la naissance prématurée d'un bébé, du point de vue de son grand frère.

Le petit narrateur partage ses impressions, inquiétudes, angoisses parfois même avec son lecteur.

Ce tout petit, tellement fragile, qui s'est pointé alors qu'on ne l'attendait pas. Ce tout petit qui ne remplit pas ses pyjamas mais prend déjà la place sur le coeur de maman. Et maman qui ne rentre pas. Elle fait le jour et la nuit sur le berceau du minuscule, alors qu'à la maison, il faut se contenter d'une veilleuse.

C'est qu'il faut être bien grand pour devenir grand frère, il faut un peu de temps pour se préparer, ça ne peut pas venir comme ça, brusquement, en plein coeur de l'hiver, alors que la naissance était prévue au printemps!

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mercredi, mai 2 2018

Un arbre merveilleux

Un arbre merveilleux, Delphine Grenier, Didier jeunesse, 13€50

Un narrateur invisible décrit avec amour et minutie l'arbre qui pousse dans son jardin.
Si, en début d'album, une chaise longue témoigne de la présence humaine à proximité, c'est vraiment la nature qui est mise à l'honneur dans le reste de l'album et on oublie le narrateur jusqu'au moment de la chutte (plein de charme, mais que je ne vous dévoilerais pas)

Au fil des saisons, l'arbre abrite tour à tour toute une petite bande d'animaux.

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mercredi, avril 25 2018

Du bon côté

Du bon côté, Marido Viale, Stéphane Marchal, Frimousse, 18€

Au centre de la page, un mur. Haut, noir et menaçant. Il sépare deux pays depuis si longtemps que personne ne sait quand.
Du côté droit du mur, les mamans font des bisous à leurs enfants. Et de l'autre? Il se passe exactement la même chose, mais personne ne le sait.

De part et d'autres, les règles sont les mêmes: On est les bons et ils sont les méchants. Et surtout, surtout, il ne faut pas leur parler.

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jeudi, avril 19 2018

Imagier mouvementé

Imagier mouvementé, Véronique Joffre, Thierry Magnier, 11€90

J'aime les imagiers quand ils sont créatifs, stimulants pour l'imaginaire, surprenants.
Ici, on est loin des images figées de l'imagier classique, dans lesquels la plupart du temps ce sont les objets du quotidien qui sont représentés.

Véronique Joffre n'illustre pas ici des noms mais des verbes. Qui sont incarnés par des animaux sauvages ou familiers, représentés en plein mouvement.

 

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lundi, avril 16 2018

Pas de géant

Pas de géant, Anaïs Lambert, éditions des éléphants, 14€

"Ce matin, je me suis préparé". Le petit bonhomme qui nous dit ça est montré de dos, prêt à partir à l'aventure. On ne le reverra qu'à la fin de l'album, le reste du récit étant illustré en vue subjective, à travers ses yeux.

C'est donc à hauteur d'enfant que nous visitons le jardin. Le combat féroce annoncé par le texte oppose deux scarabées, la course folle et gluante est bien sûr celle de deux escargots sur une feuille. De l'enfant, on voit les bottes de pluie, les mains.

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vendredi, avril 13 2018

Les mémés parlent aux bébés

Les mémés parlent aux bébés, Annie Gallay, Béatrice Maillet, Compagnie du Bazar au terminus, mai 2017.

 

A tous petits, petits pas à tout petits pas-pas, les mémés parlent aux bébés. Et nous suivons avec joie ces pas qui trébuchent et avancent tout doucement. Un pas joyeux, un pas rythmé, un pas d’humour, un autre qui fait des rimes, un pas au Nicaragua, un pas pour bébé, un pas pour mémé, un pas pour bébé, un pas pour mémé… Les vieux les enfants ont les mêmes joies, les mêmes bleus, les mêmes yeux, les mêmes cheveux. Les enfants les vieux « toujours vont devant pour attraper la vie, les vieux les enfants, leur manque des dents pour croquer dans les pommes et avoir l’air sérieux, les enfants, les vieux… » (Chanson de Michelle Bernard)

 

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mercredi, avril 11 2018

La balade d'Asami

La balade d'Asami, Delphine Roux, Pascale Moteki, école des loisirs, 12€

Assami s'ennuie. Sa mère n'a pas le temps de lui lire une histoire. Motivée peut-être par Ito, le chien, qui à bien l'air d'avoir envie de faire un tour, la fillette demande la permission d'aller dehors. Munie d'un petit panier, la voilà qui cherche à travers champs les petits trésors si chers aux bambins. Brins de fougère, cerises ou coquilles d'escargots, ses trouvailles remplissent son panier de souvenirs colorés. De retour à la maison, elle confectionnera une jolie guirlande avec tout ça.

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vendredi, avril 6 2018

L'orage

L'orage, Frédéric Stehr, pastel, 12€50

On retrouve ici la bande de petits polissons qu'on a déjà rencontré dans Zim Bam Boum, mais on dirait qu'ils ont un peu grandit. D'ailleurs, ils sont désormais à l'école (dans mon imaginaire personnel, ils étaient plutôt à la crèche dans les opus précédent mais libre à vous d'y voir une famille ou n'importe quel mode de garde). L'âge du lecteur aussi à un peu évolué sans doute, puisque nous avons affaire à un album aux pages en papier alors que les précédents étaient cartonnés.

Au fil des albums, la personnalité de chaque personnage s'affine, et on est drôlement heureux de les retrouver.

En début d'histoire, la maitresse constate que dehors l'orage bat son plein, impossible de faire gymnastique à l'extérieur.
 

 

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mercredi, avril 4 2018

C'est ma mare

C'est ma mare, Claire Garalon, MeMo

Une seule mare, deux canards. Pas de problème, il suffit de partager. Une frontière, matérialisée par des pointillés blancs divise désormais l'espace. Canard jaune en haut, canard blanc en bas, chacun sa place et tout le monde est content.

Arrive un canard rouge. Comme les deux premiers il affirme: "Quelle jolie mare! c'est ma mare!" Un petit temps de réflexion et on partage l'eau en trois.
Puis en quatre quand arrive un canard vert.

Les canards affluent et l'espace devient rapidement saturé, chacun jouissant d'un espace de plus en plus petit.

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