Littérature enfantine

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samedi, juin 24 2017

La peinture d'Uchiki

la_peinture_d__Uchiki.jpgLa peinture d'Uchiki, Isabelle Wlodarczyk, Xavière Brincard, à pas de loup, 16€

Uchiki est issue d'une lignée de peintre et lui même, quotidiennement, s'installe face à la montagne bleue pour s'adonner à son art. Et, chaque soir, il enroule soigneusement sa toile pour la ranger, sans oser la regarder. Il n'a pas confiance en son talent.
Uchiki est un solitaire, qui vit éloigné du village. Mais il accueille volontiers le vieux sage Fuùbun, venu faire une halte alors qu'il se rend sur la montagne. Le vieux est lourdement chargé, il va chez Tetsuchine porter des peintures. Dans sa générosité, le jeune peintre propose de faire le chemin à sa place, et en route, il cède à la tentation de regarder les peintures, dont l'une est tellement belle qu'immédiatement, la jalousie le ronge.

Au point qu'il va détruire l’œuvre, en y mettant le feu.

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mercredi, juin 21 2017

Les ogres

les_ogres.jpgLes ogres, Jean Gourounas, Rouergue, 13€90

Au fond de la sombre forêt brillent les fenêtres d'une maison. Dès qu'on ouvre l'album, on découvre ses habitants, à travers des découpes dans la page. Ce sont des genres de petites boules de poils colorées, qui tremblent de frayeur. Dehors, un énorme œil les guette.

Dans le décors, esquissé d'un trait gris, d'une confortable maison, ils prennent la fuite, en ordre dispersés, au cri de "ouh, làlà, ouh là là là là, courez, courez" bientôt suivi d'un enfantin "purée!" Ils ont beau fuir sur leurs petites papattes, la bête les dévore un à un.


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lundi, juin 19 2017

Polyhandicap et musicothérapie

couvertureCollection "Les cahiers"

Editions du Non Verbal

Prix: 12€, 114 pages

Deux sujets qui m'intéressent: le handicap et la musique. Barbara Rosenstiehl les fusionne avec brio. Quiconque ayant travaillé avec des personnes en situation de handicap s'est déjà posé la question de la communication. Celle-ci ne peut pas toujours être verbale, elle passe donc par le corps, et tout un tas d'outils. C'est à partir de là que l'auteure s'est posé trois questions:

"- Pense-t-on à évoquer les personnes polyhandicapées à travers leurs potentialités et leurs aptitudes relationnelles?
- Peut-on entendre la musique autrement qu'en termes de tempo, notes, tonalité etc...?
- Envisage-t-on une thérapie basée sur la communication avec des individus qui n'ont pas accès au langage?"

En plus de m'apporter des réajustements dans mon accompagnement auprès de ces personnes et dans ma relation à l'autre d'une manière plus générale, j'ai également appris à envisager la musique (une de mes passions!) d'une autre façon.

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mercredi, juin 14 2017

Arbre

arbre_litterature_enfantine.jpgArbre, Amandine Laprun, Actes sud junior, 12€80

Livre carrousel? Jouet? Objet d'art ou de décoration? Clairement, nous avons ici affaire à un objet hybride et qui ne se laisse pas enfermer dans une case. Tant mieux.

C'est donc un livre, au dos toilé, aux pages cartonnées découpé en forme d'arbre. Les pages de couvertures sont équipées d'un ruban qui permet de le maintenir ouvert. Il tient parfaitement debout sur son tronc.

Il peut donc se lire de façon cyclique, sans rupture entre la dernière page et la première lue à nouveau. Ce qui est tout à fait approprié puisque de pages en page le temps s'écoule, on observe les saisons qui passent et les changements qu'elles signifient pour l'arbre lui même mais aussi pour la faune qui l'entoure.

A peine une année écoulée on recommence, les enfants apprécient de pouvoir enchainer (nous, avouons le, devons parfois mettre le holà, sans quoi la journée peut se passer autour de ce livre)

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samedi, juin 10 2017

Bébé va au marché

Bebe_va_au_marche.jpgBébé va au marché, Atinuke, Angela Brooksbank, éditions des éléphants, 14€

En fait, c'est surtout maman qui va au marché. Bébé, lui, est confortablement installé sur son dos. Et pendant que Maman fait les courses, lui, l'air de rien, il se livre à ce numéro de charme dont les bambins ont le secret. Il ouvre de grands yeux curieux sur tout ce qui l'entoure et les marchands n'y sont pas indifférents. Si bien que Madame Ade lui donne 6 bananes. Il en mange une en douce et met les autres dans le panier, sur la tête de sa maman, qui ne remarque rien e poursuit son chemin.

Un peu plus loin, c'est 5 oranges juteuses qui lui sont offertes. Il en déguste une. Et les autres? Hop, dans le panier.

Il va ensuite recevoir 4 gâteaux, 3 épis de maïs et ainsi de suite.

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mercredi, juin 7 2017

Ma cabane de feuilles

ma_cabane_de_feuille_Soya_litterature_enfantine.jpgMa cabane de feuilles, Akiko Hayashi, Kiyoshi Soya, école des loisirs, 7€

Aya joue dans le jardin quand, ploc, une goutte. Et puis une deuxième.
Alors elle s'installe dans sa petite cabane de feuille, bien à l'abri, pour laisser passer l'averse.

Rapidement, la voilà rejointe par une mante religieuse.

Bon, c'est pas qu'elle ait peur la petite Aya mais quand même, elle préférerait que la mante ne la regarde pas trop, il faut avouer que, même si elle est plutôt souriante, c'est quand même un insecte un peu impressionnant.

La pluie continue et arrive un grand papillon blanc. Puis un scarabée.

Aya salue chaque nouveau venu, l'abri est accueillant pour tous.

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mardi, juin 6 2017

Le défi des enfants bilingues, grandir et vivre en parlant plusieurs langues

couvertureBarbara Abdelilah-Bauer tord le coup aux idées reçues sur le bilinguisme ("ça entraîne des difficultés dans l'apprentissage de l'écriture, de la lecture, ça abîme la langue française" etc...) et prône le développement d'un bilinguisme positif. Elle dresse un portrait des conséquences du bilinguisme sur le développement du cerveau de l'enfant, sur la perception qu'il en a, sans omettre les difficultés qui peuvent apparaître. En reprenant les mécanismes du langage, le "devenir bilingue" et ses différentes catégorisations, le bilinguisme au quotidien sont autant de thèmes abordés par Barbara.

Sa citation introductive "Autant de langues vous parlez, autant de fois vous êtes un être humain" (Europe centrale) résume parfaitement ma vision sur ce sujet.

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samedi, juin 3 2017

Mon enfant de la terre

mon_enfant_de_la_terre.jpgMon enfant de la terre, France Quatrome, Sandrine Bonini, éditions les éléphants, 14€

Tout autour de la terre les enfants s'endorment accompagnés par la voix, le regard ou les bras rassurants d'un adulte.
Les sens encore en éveil, juste avant de se laisser aller au sommeil, les bébés écoutent, regardent, intrigués, le monde qui les entoure.

Dans la neige au Groenland, c'est le soleil qui s'en va qui étonne l'enfant, en Australie, c'est le chien qui aboie.

Et toujours, une maman ou un papa rassure et apaise.

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mercredi, mai 31 2017

A chacun son chat

a_chacun_son_chat.jpgA chacun son chat, Brendan Wenzel, Kaléidoscope, 13€

Oui, à chacun son chat et surtout, à chacun sa vision des choses.

De pages en pages, le chat vagabonde. Il croise tour à tour un enfant, un chien, un renard... Et à chaque fois, l'image nous donne à voir le chat dans les yeux de son interlocuteur. Pour le chien, il est famélique, pour le renard qui le course, bien dodu, pour le poisson, il est une forme vague, tellement grosse qu'on n'en distingue presque que les yeux.

Outre les variations de cadrage (vue plongeante à travers les yeux de l'oiseau ou très gros plan pour la puce), la technique d'illustration change. Papiers collés, gouache, crayons de couleur etc...

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vendredi, mai 26 2017

Poto le chien

poto_prigent.jpgPoto le chien, Andrée Prigent, Didier jeunesse, 13€10

Il y a quelque chose de délicieusement désuet dès la couverture. La première page le confirme. On est sur une place de village, le genre d'endroit où tout le monde se connaît, les bonnes gens ici, aiment leur tranquillité.

Alors, quand un pauvre chien est abandonné, attaché à un poteau, ses aboiements déclenchent la foudre des villageois. Charcutière, épicière, jardinier se mettent à hurler à leur fenêtre. Tous, sauf un. Marcel. Il a détaché le chien et l'a baptisé Poto. Et l'amitié est née.

Mais si les braves gens n'aiment pas que l'on aboie sous leurs fenêtres, ils n'aiment pas non plus être témoins de la liberté que s'offre un chien amoureux.

Quand il fugue une nuit pour rejoindre sa Pepette, c'est sous les menaces des habitants qu'il revient. On lui prédit les pire choses. Marcel sera fâché, il va le tondre comme un mouton ou pire, le remplacer par un âne. La bienveillance n'est pas de mise, au point que le pauvre Poto s'inquiète et se met à douter, et si c'était vrai? Si Marcel ne lui pardonnait pas sa joyeuse escapade?

Mais Marcel, qui est d'ailleurs le seul personnage à être désigné par son prénom et non par sa profession, n'est pas comme tous ces notables. S'il a détaché la laisse de Poto ce n'est certainement pas pour le maintenir dans une prison affective, il a l'indulgence des pères qui voient s'éloigner leurs enfants.

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